NEGOCIATIONS SLECG-GOUVERNEMENT : la FEG tente de faire revenir les deux parties autour de la table

FEG et SLECG
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Le secteur de l’éducation guinéenne est sérieusement menacé  depuis le rentrée scolaire 2018-2019. Les enseignants représentés par le SLECG réclament un salaire de base de 8 millions de francs guinéens. Le premier ministre, Kassory Fofana a dans ses déclarations sur les médias annoncé qu’aucune augmentation de salaire ne sera faite ni en 2019 ni en 2020.  Pour  pousser les enseignants à reprendre les cours, le successeur de Mamady Youla s’est appuyé sur le Code de travail en son article 431. Les salaires des enseignants qui ont boudé les salles de classes ont été gelés pour le mois d’octobre, mais cela n’a pas ébranlé le SLECG. Face à cette situation, la Fédération estudiantine de Guinée (FEG) a rencontré ce jeudi, 1er novembre 2018, l’équipe d’Aboubacar Soumah à son siège. Il a s’agi  de relancer les négociations sur les 8 millions.

Après la présentation  des membres de l’organisation Sékou Diomandé, vice-président a  demandé pour rappel, les raisons de la grève qui paralysent  le secteur de l’enseignement pré-universitaire.

Hadja Fatoumata Donzo, première secrétaire chargée à l’Education et à la Formation du bureau exécutif national du SLECG, a de façon  résumée, fait l’histoire de la crise jusqu’à nos.  La syndicaliste a abordé entre autres les revendications qui ont conduit au paiement des 40%, l’amélioration des conditions de vie avec un salaire de base 8 millions négociables. Selon la secrétaire, le gouvernement a accepté le paiement de ces 40% et l’ouverture d’un couloir de négociation sur le salaire de base demandé.

Après avoir décidé de boycotter les examens  nationaux, le premier ministre, Kassory Fofana, nouvellement nommé, a demandé au SLECG de suspendre la grève et d’attendre la formation de son gouvernement pour faire face à leurs revendications. Mais les sorties médiatiques de Kassory et le recrutement des contractuels ont radicalisé  la grève.

Aboubacar Soumah pour appuyer l’explication de sa camarade syndicaliste, a ajouté que le gouvernement n’a pas tendu la main au SLECG pour  les négociations, alors qu’il s’est engagé dans un protocole d’accord au sujet du montant demandé. Il dit avoir été surpris du comportement du premier ministre à travers  ses déclarations sur les médias.

Peignant la vie des enseignants, il a parlé de la précarité dans laquelle vivent les hommes   de la craie. Aboubacar Soumah a précisé  que la couche enseignante est la plus pauvre en Guinée, contrairement à ce que Kassory est en train de dire. Et plus loin, il a révélé que l’enseignement guinéen bénéficie d’un faible budget (13%) par rapport aux autres pays. Toutefois, l’homme a déclaré que les enseignants ne sont pas prêts à reprendre le chemin de l’école tant que le gouvernement ne bouge pas d’un iota. Parlant de la formation, le secrétaire général du SLECG a fait savoir que les gens refusent de qualifier l’enseignement guinéen envoient leurs enfants avec le contribuable, hors du pays pour se former et  revenir diriger ceux dont ils  sont en train d’hypothéquer l’avenir. « Nous ne pouvons pas être les conséquences de cette mauvaise gouvernance », a-t-il déclaré.

Concernant les logements sociaux, le SLECG dit que le gouvernement est en train de bluffer parce que selon lui, l’État ne peut  pas construire de logements pour les 40 mille enseignants.

Les maigres salaires empêcheraient les instituteurs à commencer à payer les cotisations à la structure en charge de l’assurance maladie, car, le salaire indiciaire est faible.

Au terme de cette rencontre qui a duré plus d’une heure, la FEG a promis de se battre pour relancer les négociations entre le SLECG et le gouvernement.

Daouda Bah, président de cette fédération va entrer en contact avec le gouvernement dans les jours à venir afin  qu’un terrain d’entente soit trouvé.

Dieudonné Aly KOMANO

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