JOURNEE DE LA LIBERTÉ DE LA PRESSE EN GUINÉE: une journée de rappel d’événements douloureux

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La liberté de la presse ! Voilà bien une expression belle à prononcer mais difficile à respecter et à mettre en pratique.

La liberté de la presse est l’un des principes fondamentaux des systèmes démocratiques qui repose sur la liberté d’opinion et la liberté d’expression.

Ainsi, l’article 11 de la Déclaration française des droits de l’homme et du citoyen de 1789 dit : «La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre à l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi

En Guinée, le tableau est toujours sombre et la réalité est palpable, même si les autorités rejettent en bloc le classement de Reporters Sans Frontières.

L’on se rappelle encore des brimades dont sont victimes les journalistes guinéens. Dans une gendarmerie.

Avant d’énumérer quelques cas  concrets, il est important de rappeler où intervient des atteintes à la liberté de la presse. Ces points sont entre autres :

d’une part, l’entrave au pluralisme et l’indépendance des rédactions, notamment :

  • la concentration des médiaspar de grands groupes industriels,
  • les pressions fiscales,
  • les pressions financières,
  • les pressions politiques

d’autre part, l’entrave au métier de journaliste, notamment :

  • l’assassinat de journalistes,
  • l’emprisonnement de journalistes,
  • l’enlèvement de journalistes,
  • l’agression de journalistes,
  • les menaces de journalistes.
  • Aujourd’hui, notre confrère Mandian SIDIBE est éloigné de son pays, de sa famille, parce qu’il a tenté de dénoncer les mauvais comportements des dirigeants en place. Ne partageant pas les mêmes idées avec eux, il a été accusé de tous les péchés d’Israël. Il a été considéré comme l’ennemi numéro la Guinée. Qu’a-t-il fait pour mériter ce sort ?

Mamadou Koula, un jeune journaliste engagé a été tué par des gens au siège de l’Union des Forces démocratiques de Guinée(UFDG), la justice a tenté de faire la lumière sur cette situation après plusieurs mois d’activités.

Des journalistes de quelques médias de la capitale guinéenne ont été battus et leurs matériels de travail ont été détruits par les agents de sécurité d’une gendarmerie de la place. Ceux qui doivent les protéger, sont les premiers à les violenter parce que tout simplement, ce qu’ils font ne répond pas aux règles de bonne conduite dans la société.

Les journalistes de tous les pays sont assassinés, opprimés, condamnés parce qu’ils dénoncent le comportement de nos dirigeants corrupteurs qui sont venus au pouvoir par la corruption.

Chérif DIALLO d’ESPACE a disparu dans des conditions mystérieuses, jusqu’à présent, personne ne peut se prononcer sur sa situation.

Le chemin est encore long pour la Guinée de respecter les principes démocratiques.

Dieudonné Aly KOMANO

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